Le plaisir des musiciens, outre le fait de se produire sur scène et donc d'aller à la rencontre du public (pour vivre l'instant et les émotions partagées), aboutit souvent aujourd'hui, à l'ère des outils informatiques de plus en plus puissants, à l'enregistrement de leur création.
On peut distinguer, en ce qui concerne l'enregistrement, 3 phases ou niveaux :
- stade des "maquettes", en général très simple, guitare-voix ou idée mélodique, un simple enregisteur de poche (il en existe de très puissants) peut suffire
- stade des "démos" : c'est la maquette haut de gamme, on va chercher à enregistrer, soit une répétition en titre par titre ou bien à pré-produire chaque titre ; dans ce cas on entend le groupe jouer, il fait démonstration de sa compétence à produire une compsition personnelle
- stade de l'album : la phase de studio professionnel. Le groupe entre alors en production, assisté par un ingénieur du son, parfois un réalisateur ou conseiller artistique. Le producteur est généralement très présent, qu'il s'agisse d'un des membres du groupe lui-même, d'un producteur financier d'un Label ou autres Maisons de Disques.
Brikéval a produit en 2009 un premier album intitulé "Dans ma rédac". Ce CD de 10 titres a permis au groupe de se faire repérer par les professionnels des radios et de la scène vivante.
Un DVD live a été réalisé lors du concert au Zèbre de Belleville en octobre 2010 à Paris.
Durant l'été 2011 l'artiste enregistre son deuxième album.
De façon courante les ingénieurs du son parlent de "re-re" pour désigner la méthode qui consiste à enregistrer, piste par piste toutes celles qui devront ensuite être mixées afin de faire "sonner" l'album.
A la base, très souvent, on commence par enregistrer les pistes-témoins, "au clic", c'est à dire en suivant le métronome électronique. L'interprète, s'il s'accompagne à la guitare fait donc une sorte de maquette vocale qui servira de référence aux autres musiciens ensuite. La piste témoin de chaque titre est enlevée à la fin, lors de l'enregistrement final de la piste voix.
On peut ensuite enregistrer la batterie, à l'aide d'un kit de micros dédiés qui peut aller de 5 à 9 micros en moyenne, ceci pour une batterie de 6 fûts. Si la batterie à enregistrer possède davantage de fûts ou cymbales il conviendra d'ajouter le nombre nécessaire de micros. Le batteur doit suivre le clic, donc être de bon niveau pour le travail en studio ; la piste
Vient ensuite l'enregistrement de la basse. Le musicien, instrument en main, jouera les lignes de basses définies lors du travail de pré-production (voir "arrangement").
On pourra ensuite passer à l'enregistrer des guitares : d'abord la (ou les) acoustique(s) puis ensuite la (les) guitare(s) électrique(s). Autant d'interventions entendues = autant de séquences à enregistrer sur pistes, que ce soit la rythmique, des arpèges, des riffs, des chorus (solo), etc.
Avant que soient posées les voix sur la "bande" on ajoutera d'éventuels instruments additionnels : percussions diverses allant des claves au cajon et autres, harmonica, clavier électronique ou classique (piano)...
La piste vocale peut alors être ajoutée à l'ensemble déjà enregistré. A ce stade, les premières écoutes (non mixées) donnent déjà une bonne idée du futur résultat final.
Le chanteur (lead-vocal) passera en premier, en chant ou en narration, puis on fera s'enregistrer les voix de choristes éventuels.
L'ensemble étant terminé l'ingénieur du son procèdera à une "mise à plat" où il formatera le travail préparatoire au mixage.